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L'EAU VA TOUJOURS A LA RIVIERE....



QUE FAIRE POUR REMEDIER A CETTE SITUATION ?

 

80 000 tonnes de pesticides sont vendues chaque année en France, premier producteur et utilisateur européen de pesticides. En moyenne, 90% des quantités vendues sont utilisées par les agriculteurs et viticulteurs, 9% par les particuliers et 1% par les collectivités et gestionnaires d’infrastructures.

 

L’ensemble des acteurs (particuliers, collectivités locales, viticulteurs, agriculteurs, industriels, grandes entreprises comme la SNCF…) sont en train de prendre conscience de la situation et commencent à AGIR pour ne plus, ou moins rejeter de produits polluants dans la nappe.

 

On ne peut pas dire que rien n’est fait. Mais on peut, on doit faire plus. Ce ne sont pas des sanctions qui permettront d’atteindre ce but, mais une prise de conscience collective.

 

Le Grenelle de l’environnement a fixé des objectifs de développement  de l’agriculture biologique  et de réduction de moitié de l’usage des pesticides.

 

Le Conseil Régional, le grand Dijon, conscients du problème, informent régulièrement les acteurs et lancent des actions d’incitation, d’information et de formation vis-à-vis des entreprises, des agriculteurs et viticulteurs, des particuliers.

 

Le Grand Dijon a signé avec les communes volontaires (dont Marsannay-la-Côte) une charte de désherbage dont l’objectif est « de limiter la contamination du milieu par les pesticides, de réduire au maximum les quantités de produits phytosanitaires et de matière active appliquées, de mettre les pratiques de chacun en conformité avec la réglementation et d’assurer la protection de la santé des utilisateurs ».

 

Dommage que lors du renouvellement du contrat pour le désherbage de la commune avec une entreprise privée, le désherbage thermique n’ait pas été retenu à cause de contraintes fortes : 6 à 8 passages par an au lieu de 2 à 3 pour le phytosanitaire et une consommation en gaz non négligeable financièrement. Par contre, les cours d’écoles, les plateaux sportifs et les caniveaux ne seront plus traités mais désherbés grâce à l’utilistion de la balayeuse.

 

Le Conseil Régional aide à financer les achats de matériels de désherbage alternatif. Par exemple, Le balayage de voirie étant reconnu comme technique alternative au désherbage chimique, Marsannay-la-Côte, pour l’achat d’une balayeuse de 75 000 euros HT, a reçu des subventions :

 

du Conseil Régional, 20 % du montant total soit 15 000 euros HT

de l’agence de l’eau RMC, 50 % du montant total soit 37 500 euros HT

 

Par ailleurs, l’Agence de l’eau Rhône Méditerrannée et Corse a lancé cette année un appel à projets afin de susciter des idées nouvelles pour développer l’agriculture biologique et réduire les pollutions par les pesticides. Elle soutient l’émergence d’actions innovantes et collectives et souhaite, en particulier, associer de nouveaux partenaires des filières agricoles (collecte et transformation des productions, approvisionnement) ou des collectivités territoriales. Des aides à taux bonifiés seront accordées aux projets innovants retenus.


Enfin, dans le cadre du programme du bassin de Vouges (2008-2013), le Conseil Régional a signé un contrat qui prévoie les taux et montants de subventions prévus au titre de son programme agricole (286 750 euros pour l’aménagement de stockage des sous-produits vinicoles et d’aires collectives de lavage des pulvérisateurs viticoles) ainsi que ceux accordés pour l’animation du volet viticole du contrat. A nous d’en profiter !


Malheureusement, au nom de la productivité, du marché, d’intérêts collectifs ou personnels, ou même, tout simplement de la facilité, les mesures urgentes à prendre sont trop souvent repoussées, contournées ou escamotées…..

 

 

 

 

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