Je ne sais trop pourquoi,
Je me suis enfuie.
Loin de cette Terre,
Loin de cette vie.
Serrée dans l’étau de tes bras,
Serrée par le froid de ta peau.
Toi, tu t’écoules, sans que nul ne le sache,
Tu es si belle qu’en toi, le soleil se déverse.
J’ai toujours cru que tu étais sans vie,
De toutes ces histoires, je me désintéressais.
La magie qui s’opérait quand je volais ta vie,
Etait celle qui pourtant, me faisait vivre.
Toi, tu m’as portée sur ton dos,
Toi, tu m’as soutenue, te nourrissant de mes larmes.
Toutes ses étoiles qui te regardent la nuit,
Toutes ses lumières d’argent te font-elles sourire ?
La vivacité avec laquelle tu cours,
La chanson que tu murmures, d’où viennent-elles ?
Toi tu es ma vie,
Toi tu es douce, froide et envahissante
De toutes ses paillettes que nous ne volerons pas…
Toutes ces veines qui, en toi, rejoignent ton cœur...
La chaleur et le réconfort que tu m’as apportés…
Toi, l’eau.
Je ne sais trop pourquoi,
Je me suis enfuie.
Loin de cette Terre,
Loin de cette vie.
Serrée dans l’étau de tes bras,
Serrée par le froid de ta peau.
