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METTRE DE L'EAU DANS SON VIN...


QUELLE EST LA QUALITE DES EAUX SOUTERRAINES ?

 

Source : contrat de bassin Vouge. Etat des lieux, Diagnostic, Objectifs et Orientations.

 

 


POUR LE BASSIN VERSANT DE LA VOUGE :


La contamination des eaux par les produits phytosanitaires (pesticides utilisés pour soigner ou prévenir les maladies des organismes végétaux) est importante et généralisée sur tout le bassin de la Vouge dans les nappes superficielles et dans les nappes profondes.


La réduction de la pollution donc de l’utilisation des pesticides est donc un enjeu prioritaire


Concernant les nitrates, la qualité est médiocre sur la totalité des stations de suivi des eaux superficielles. Les nappes de Dijon sud et de la Bièvre sont très dégradées, celles du Karst de la Côte et du Saint Cosmes davantage préservées.


La nappe de Dijon sud, est la masse d’eau du bassin versant la plus dégradée, avec des contaminations importantes par les produits phytosanitaires (pesticides), les nitrates et les micropolluants. La nappe profonde est naturellement moins polluée et moins vulnérable que la nappe superficielle.


L’état du peuplement piscicole témoigne de l’altération générale de la qualité de l’eau.


POUR LA NAPPE DE DIJON SUD :


La teneur en nitrates de l’eau de la nappe superficielle de Dijon sud (source de la cent fonts) qui s’élevait à 55 mg/l jusqu’en 2003 s’est stabilisée à 50 mg/l. La nappe de Dijon-sud est la plus contaminée du bassin versant. La nappe profonde (nappe captive/semi-captive) est moins polluée que la nappe superficielle.


En ce qui concerne la teneur en pesticide de la nappe superficielle de Dijon sud :

 

 

pour la source de la cent fonts, et pour 27 prélèvements effectués durant la période septembre 2000 à mai 2006, 7 % des prélévements ont révélé une eau  potable, qui peut être distribuée sans traitement spécifique, 93 %  des prélèvements une eau non-conforme à la réglementation, mais potabilisable, c'est-à-dire nécessitant un traitement spécifique d’élimination des pesticides avant distribution.

 

pour la nappe supérieure, sur 11 prélèvements effectués au piézomètre de Saulon, entre avril 2007 et février 2008, 100 % des prélèvements sont « potalisables »

 

pour la nappe profonde, sur 11 prélèvements effectués au piézomètre de Gevrey, entre avril 2007 et février 2008, 8 % ont révélé une eau potable d’après les normes AEP et 92  %, une eau potalisable.

 

 

 

Les autres pollutions  COHV (Composés organiques Halogénés Volatils) et les BTEX (Benzène, toluène, Ethylbenzène, Xylènes) sont également présents dans une concentration inférieure à 5 µg/l alors que la teneur en chloroforme ne cesse de diminuer depuis 2003 (10 à 15 µg/l en février 2008).

 

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